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Le REEJER à l’assaut du Canada

La protection de l’enfant trouve ses origines empiriques avec l’existence de l’homme. En République Démocratique du Congo (RDC) comme dans toutes les communautés humaines traditionnelles, l’enfant était protégé dès sa conception par sa communauté. Avant la naissance de l’enfant, c’est la mère porteuse de la grossesse qui bénéficiait d’une protection spécifique de sa famille et de toute sa communauté.
L’évolution et les transformations du champ social au cours des dernières décennies ont introduit un ensemble diversifié de paramètres et de données nouvelles, parfois contradictoires, qui ont modifié le cadre général d’intervention ainsi que le jeu des acteurs en présence.
Les différentes crises récurrentes n’ont fait qu’accentuer la nécessité pour les intervenants sociaux mais aussi pour les décideurs et les techniciens qui les entourent, de se doter d’outils permettant de comprendre les mécanismes du champ social ; ceci en vue de rendre leurs pratiques et leurs décisions plus efficaces.
Conscient de cette situation, le REEJER, agence de protection et protection des droits de l’enfant veut exploiter l’approche « communauté protectrice. Sa principale stratégie est l’implication des communautés de base dans la protection et la prise en charge des vulnérables . Ces dernières doivent se structurer en réseaux connectés les uns les autres d’une manière coordonnée, afin de faciliter la circulation de l’information et la capitalisation des données en vue d’une meilleure prise en charge des enfants. Une première expérience est menée dans 14 communes de Kinshasa.
Dans le souci d’améliorer les stratégies de mise en œuvre de cette approche de proximité, une forte délégation du REEJER conduite par son Coordonnateur Général a participé à un atelier organisé et pris en charge par le projet conjointement menée le gouvernement canadien par la Fédération que béquoise des familles et l’Agence française de développement par les Apprentis d’ Auteuil international.

On entend par Communauté Protectrice un groupe de personnes vivant dans un espace géographique administrativement défini comme territoire, commune, quartier ou autre, ayant en commun, au moins, l’usage d’une école primaire et/ou d’un centre de soins, disposant au niveau communautaire d’un mécanisme fonctionnel, formel ou informel de prévention de la vulnérabilité et de prise en charge des enfants victimes de violence, d’exploitation, de discrimination, d’abus ou de négligence.

C’est une approche utilisée pour permettre à la communauté de s’occuper des personnes vulnérables, en ce compris les enfants, en faisant participer la communauté dans la prévention, la prise en charge et la promotion du bien-être et la protection des personnes contre les risques et les problèmes de vulnérabilité.
Dans cette approche, la priorité est accordée à la famille. La famille, cellule de base de la nation et indice de développement d’un peuple est reconnue comme cadre idéal pour le développement harmonieux de l’enfant : Cet enfant a besoin pour bien se développer d’un milieu favorisant son développement normal, d’un apport nutritionnel, psychologique et intellectuel suffisant et équilibré. Cela demande de l’attention et de la patience de la part de ses parents.
Cependant un constat malheureux se dégage : la famille qui est l’environnement immédiat de l’enfant est aussi source d’abus ou mauvais traitement de l’enfant, empêchant son développement harmonieux.

Durant toute une semaine, cet échange d’expériences a permis aux acteurs sociaux de la Fédération quebéquoise des familles et du REEJER d’exposer leurs pratiques en vue d’un enrichissement mutuel.
Les visites des structures de prise charge des enfants accompagnées par la Fédération québecoise ont permis de palper les réalités du travail social à Québec en matière de protection des droits des enfants.
Cet atelier a permis de relever les défis, les stratégies d’acquisition des compétences par les échanges verbales pour une meilleure appropriation de la méthodologie de travail en vue de bien mener le projet mis en œuvre . Pour réussir ce pari, le REEJER et la Fondation québecoise des Familles ont mis en plan un plan d’action d’accompagnement mutuel.

 

 


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L’enfant en situation difficile, une affaire de tous


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