N°01 Journée Internationale de l’enfant associé aux forces et groupes armés 2014

RDC et Partenaires engagés pour la mise en œuvre du plan d’action de lutte contre le recrutement et l’utilisation des enfants dans les forces et groupes armées

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En marge de la commémoration de la journée du 12 février dédiée à l’enfant soldat, le ministère de la Défense Nationale et des Anciens combattants en collaboration avec les acteurs de protection de l’enfance, notamment le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, la Mission des Nations Unies pour la Stabilité en RDC, ont partagé le mardi 11 et mercredi 12 février 2014 sur la problématique des enfants associés aux forces et groupes armés en RDC. Respectivement la résidence de l’Ambassadeur de la Belgique et le centre supérieur militaire de Kinshasa étaient les cadres qui ont accueilli le corps diplomatique, les secrétaires généraux à la Défense Nationale et aux anciens combattants, le Représentant du Chef d’Etat Major des Forces Armées de la RDC, les Représentants du système des Nations Unies et des partenaires, les officiers des FARDC. C’était une occasion pour l’UNICEF de développer entre autre sur la collaboration UNICEF-FARDC sur la sortie des Enfants Associés aux forces et Groupes Armés. Un pas important de cette collaboration disait Mme Barbara, Représentante de l’UNICEF en RDC, fut la signature le 04 octobre 2012 du plan d’action par le Gouvernement de la RDC avec les Nations Unies pour lutter contre le recrutement et l’utilisation des enfants ainsi que les autres violations graves des droits des enfants par les Forces Armées et les Services de sécurité. Ce plan d’action a connu sa mise en œuvre rigoureuse en ce qui concerne les FARDC et les services de Sécurités. Un groupe de travail conjoint a été mis en place pour accompagner sa mise en œuvre. Deux édits importants ont étés adoptés par le Vice 1er Ministre et Ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants et par l’Agence Nationale de Renseignement pour assurer l’accès à l’équipe des Nations Unies aux installations des FARDC et ANR respectivement pour le travail d’identification et de la séparation des enfants des rangs de l’armée.

Bientôt il y aura les groupes de travail provinciaux. Pendant les cinq dernières années, plus de 22 000 enfants séparés des Forces et Groupes Armés en RDC dont 4800 pris en charge et réinsérés dans la communauté grâce à l’appui de l’UNICEF et de ses partenaires. Au cours de l’année 2013, 554 enfants ont été empêchés d’accéder au processus de recrutement grâce à l’engagement de partie de la hiérarchie qui a facilité cette séparation. Lors de la campagne de recrutement d’octobre 2012, le gouvernement a exclu explicitement les personnes âgées de moins de 18 ans de ce processus ; un travail important de sensibilisation sur le non recrutement et le non utilisation des enfants est abattu. En 2014, il est nécessaire que tous ces efforts soient consolidés disait la Représentante de l’UNICEF. Elle a enfin réitéré l’engagement des Nations Unies et ses partenaires à soutenir ce processus de protection de l’enfant contre les graves violations, de continuer à œuvrer au sein du groupe technique de travail conjoint ; à jouer son rôle d’observation et de la documentation des violations graves ; d’œuvrer pour la mobilisation des partenaires pour soutenir les efforts de Désarmement Démobilisation et Réinsertion des enfants des enfants.
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Dressant le bilan et les défis de la mise en œuvre du plan d’action, Mme le Ministre Geneviève INAGOSI, au nom du Vice 1er Ministre et Ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants a porté à la connaissance de l’opinion les résultats de la période du 04 octobre 2012 au 30 juin 2013. À titre illustratif, la formulation de termes de référence des organes de la mise en œuvre du plan d’action à savoir le comité interministériel et le groupe technique de travail conjoint, l’identification des activités prioritaires, l’adoption du plan de travail, l’émission par le Vice 1er Ministre et Ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants, d’une directive destinée aux FRDC pour rappeler les différents engagements du gouvernement et les devoirs qui en découlent dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action; de la diffusion par le directeur général de l’agence de renseignement d’une directive permettant aux agences des Nations Unies et aux agences de protection de l’enfant d’accéder aux personnes , aux installations et aux sites des agences de renseignement. Cette même instruction autorise la relaxe de tout enfant associé aux forces et groupes armés ; la séparation de 2994 enfants des forces et groupes armées ; l’identification et la vérification de plus ou moins 5000 militaires y compris les recrues dans cinq centres d’instruction et d’entrainement militaire ; l’assistance holistique accordée à 2824 enfants dont 365 filles et 2519 garçons ; l’organisation des séminaires au profit des FARDC à Kinshasa et à Likasi, ; l’organisation, le 17 juin 2013 de campagne de sensibilisation à l’intention des décideurs, des membres de la société civile, la production des autocollants et autres matériels destinés à relayer le message de sensibilisation ; la production de la chanson intitulé « plus jamais les Kadogo » ; la production du magazine numéro spécial « échos des FARDC ».

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Comme défis, Mme le Ministre a épinglé la présence de plusieurs groupes armés dans certaines zones de l’Est du pays ; l’insécurité que génère ces forces et groupes armés ; de la nécessité d’avoir une assistance matérielle et financière.
Notons que la signature du plan d’action de lutte contre le recrutement et l’utilisation d’enfants ainsi que d’autres violations graves des droits de l’enfant par les Forces Armées et les Services de Sécurité de la RDC y compris les groupes armés opérant sur le territoire national est une réponse du gouvernement aux recommandations des Nations Unies dans ses résolutions 1612 et 1882 démontre aux parties aux conflits listés dans les annexes du rapport du secrétaire générale des nations unies, d’élaborer des plans d’action concrètes assorties d’échéances pour mettre fin aux violences sexuelles, aux meurtre, aux mutilations ainsi qu’aux attaques contre les écoles et les hôpitaux en collaboration étroite avec les équipes spéciales des Nations Unies sur les enfants et les conflits armés. Dans les rapports des années 2003 et 2011 des Nations Unies, a rappelé Mme le Ministre, il était respectivement allégué que les FARDC semaient au nombre des parties aux conflits qui recruteraient les enfants et étaient indexés pour les violences sexuelles, d’où la nécessité de se conformer aux recommandations ci haut mentionnées, a-t-elle indiqué. Le plan d’action reprend les engagements de deux parties dont le gouvernement de la RDC et l’équipe du social après avoir circonscrit le champ d’action et le cadre de mise en œuvre. Les parties se sont engagés de prévenir et de sanctionner les six violations graves des droits des enfants à savoir, le meurtre et la mutilation, le recrutement et l’utilisation d’enfants y compris leur détention à cause de leur association à un groupe armé, le viol et les violences sexuelles, les attaques aux écoles et aux hôpitaux, l’enlèvement et le refus d’accès humanitaire.
Dans le cadre de sa mise en œuvre, deux organes sont retenus dont un comité interministériel composé des membres du gouvernement concernés chargés de surveiller la mise en œuvre et un groupe technique de travail conjoint regroupant les délégués des ministères et l’équipe sociale et les experts des organes du système des Nations Unies et des organisations internationales impliqués dans la lutte.

En tant que structure d’accueil transitoire et d’orientation des enfants sortis des forces et groupes armés, le REEJER offre sa technicité dans le processus de vérification, certification et démobilisation des enfants. Cette plate forme se réjouit et félicite tous les acteurs concernés par cette problématique pour la synergie et la célérité dont ils font preuve dans la gestion de cette question des ESFGA.

Marie Marguerite DJOKABA
Chargée de Communication